Dans quel ordre brancher ses pédales d’effet ?

Dans quel ordre faut-il placer ses pédales d’effet ? Voilà une question que presque tous les guitaristes se sont posés au moins une fois dans leur vie. Voici quelques conseils qui devraient vous faire gagner du temps. Tout d’abord, précisons qu’en matière de musique, il n’y a jamais de règle et que s’en écarter pour faire ses propres expériences  peut aussi donner des résultats intéressants. Néanmoins, les indications qui vont suivre devraient vous permettre de trouver rapidement un son satisfaisant.

pédales ordre

La première chose à savoir est qu’il existe trois grandes catégories d’effets :
– Les effets de fréquence : Wah-Wah, whammy, pitch shifters
– Les effets dynamiques (ayant une action sur le gain) : overdrive, distorsion, fuzz
– Les effets de modulation : chorus, flanger, phaser, trémolo, pédale de volume
– Les effets temporels : delay, echo, reverb

Chaînage en direct dans l’ampli

L’accordeur se place en premier, juste après la guitare, afin qu’aucun effet n’altère le signal. Ensuite on place le compresseur, comme pour l’accordeur : moins le signal est altéré, plus il est simple à traiter. Tout de suite après, on place en général les effets qui jouent sur la fréquence : wah-wah, octaver, whammy. Puis on enchaîne avec les effets dynamiques : distorsion, overdrive et fuzz.
Il est à préciser qu’une wah-wah placée après la distorsion permet d’obtenir un son plus épais mais moins riche en harmoniques. Si la wah-wah est placée avant la distorsion, elle permet à celle-ci de réagir avec les variations du signal qu’elle produit. Les deux chaînages sont donc possibles.
L’égaliseur se place en général après la distorsion.
Ensuite, on placera les effets de modulation : chorus, flanger, phaser. Par contre le trémolo et la pédale de volume seront en toute fin de chaîne.
Avant ces deux derniers effets, on placera les pédales d’écho, delay et reverb. Le looper est à placer après tous les effets afin de boucler sur tout le signal modifié. Enfin la pédale de boost a tout intérêt à être placée en dernier pour booster le signal final.

Le principe de base, qui est généralement appliqué, c’est donc en gros de respecter l’ordre de chaînage des quatre principaux groupes d’effets : fréquence, dynamique, modulation puis temporel mais comme dit plus haut, il n’y a aucune contre-indication à bousculer les règles.

Parce qu’un dessin vaut souvent mieux qu’un long discours, voilà un schéma réalisé par l’excellent site “le coin du guitariste” qui résume tout cela parfaitement :

pedalboard orde des effets

Les boucles d’effets

Je vous ai présenté ici un chaînage en direct dans l’ampli mais certains amplis disposent d’une boucle d’effets et il est donc parfois intéressant de ne pas suivre ce chaînage pour inclure certains effets dans la boucle d’effets.

Une boucle d’effets est un circuit incorporé à certains amplis qui possèdent une entrée et une sortie supplémentaires, appelées “send” et “return”. Utiliser la boucle d’effets de son ampli s’avère intéressant si vous utilisez l’overdrive ou la distorsion intégrée à votre ampli. Dans ce cas, tout se passe comme si les pédales mises dans la boucle d’effets étaient placées après l’overdrive ou la distorsion, permettant ainsi de respecter le chaînage décrit plus haut.

Dans ce cas, les pédales à placer dans la boucle d’effets sont les effets de modulation et les effets temporels tels que : phaser, chorus, reverb, delay, volume, flanger.
Tous les autres effets : distorsion, overdrive, fuzz, wah-wah, compresseur, égalisateur et octaver seront à placer en direct dans l’ampli.

Voilà vous savez maintenant tout ce qu’il y a à savoir pour disposer vos effets sur votre pedalboard mais faites attention car l’addiction aux pédales d’effet  peut s’avérer dangereux pour votre porte-monnaie !

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