Le 10 novembre a marqué un jour important dans l’histoire américaine. Ce jour-là, en 1775, le Corps des Marines des États-Unis s’est formé. Célébrant son 250e anniversaire cette année, la Maison Blanche cherchait à honorer l’engagement inébranlable de la branche militaire et de ceux qui ont payé le sacrifice ultime. Outre le Corps des Marines, le 10 novembre fut également un jour tragique pour le SS Edmund Fitzgerald. Et même si certains pourraient avoir besoin d’une leçon d’histoire, les Turnpike Troubadours ont offert un spectacle envoûtant pour honorer le célèbre naufrage.
De retour au lac Supérieur en 1975, le capitaine Ernest McSorley prend son poste à bord de l’Edmund Fitzgerald. Parmi la cargaison se trouvaient 29 membres d’équipage et un chargement de minerai de fer. Chargé de transporter le fer jusqu’à une aciérie sur l’île de Zug, dans le Michigan, le capitaine a mis les voiles.
Le lendemain, à cause de la neige et de vents pouvant atteindre 80 mph, la visibilité était extrêmement faible. Sachant que le capitaine Bernie Cooper commandait l’Arthur M. Anderson sur la même route, il a téléphoné pour expliquer que le Fitzgerald prenait l’eau à cause des vagues scélérates.
Au fil de la journée, les deux capitaines sont restés en contact tout en affrontant la météo. Plus tard dans la soirée, Cooper a envoyé un message pour vérifier le Fitzgerald. Selon McSorley, l’équipage « tenait bon ». Ce serait le dernier message du navire. Les restes du navire et de son équipage ont été retrouvés quelques jours plus tard.
Tuant tous les membres du navire, l’épave a révélé que le désastre avait pratiquement divisé le navire en deux. Considérée comme l’une des plus grandes épaves des Grands Lacs, Gordon Lightfoot a honoré l’héritage du navire en enregistrant « L’épave de l’Edmund Fitzgerald ».
Les paroles incluaient « ».
Aujourd’hui, 50 ans plus tard, la tragédie du Fitzgerald reste un moment de deuil dans l’histoire américaine. Mais pour les Turnpike Troubadours, ils ont souhaité mettre en avant sa riche histoire tout en proposant un hommage à la carrière de Lightfoot et de son album de 1976.
Leur performance n’a pas seulement revisité une chanson, elle a réveillé une histoire qui pèse encore lourd sur les eaux du lac Supérieur.